Au Festival de Toulon, tous les espoirs sont permis

Tous les ans, le Festival Espoirs de Toulon clôture la saison mais amorce de jolies carrières. A l’image de la coupe d’Afrique des Nations, cette mini coupe du monde pour les jeunes est par définition un nid à recruteurs. En révélant des joueurs aux agents présents dans les tribunes de Mayol, la compétition reflète souvent des allures de grande foire où les tractations vont bon train.

A Toulon, les contrats se signent en moins de temps qu’il en faut à Cristiano Ronaldo pour effectuer un passement de jambes.

Rien de bien étonnant lorsqu’on regarde les noms issus de cette manifestation qui sont devenus par la suite des joueurs confirmés. Prenons l’exemple de la France : inconnus lors du tournoi de Toulon en 1990, David Zitelli, Michael Debeve et Francis Llacer ont ensuite effectué une honnête carrière. Tout comme le bon cru de 1994, quand Bonnissel, Laville, Sibierski et Brunel avaient accroché le podium.

Lilian Compan et Peter Luccin ont fait les beaux jours varois des Bleuets en 1997. Et ainsi de suite : Hellebuyck en 1999, Cheyrou et Danic en 2001. Les autres nations ne sont pas en reste avec le Portugais Pedro Moutinho et l’Italien Manfredini, révélés en 2000, ou l’Anglais Lescott en 2002.

En 2004 la France s’impose avec une génération magnifique : Colombo, Bergougnoux, Flamini, Sinama-Pongolle, Berthod, Clichy, Aliadière, Meghni. Coachée par un Raymond Domenech à qui il aura fallu une équipe à ce point au dessus du lot pour remporter son seul trophée d’entraîneur de sa carrière.

Des futures stars à Toulon il y en a eu beaucoup : Penev, Balakov et Kostadinov, qui ont fait gagner l’édition 1986 à la Bulgarie , les frères Koeman avec les Pays-bas au début des années 1980, les Anglais Paul Gascoigne et David Platt en 1988, Stéphane Chapuisat, bon dernier la même année avec la Suisse, Leonardo et cafu avec le Brésil en 1990…

La palme revient tout de même à l’édition 1991 : cette saison là, l’Angleterre bat la France en finale (1-0). Dans les rangs britanniques on retrouve Alan Shearer et Mc Manaman. Côté français, trois inconnus ne tarderont pas à faire beaucoup parler d’eux : Patrice Loko, Fabien Barthez et un certain… Zinédine Zidane.

Oui, le festival espoirs de Toulon peut se targuer de lancer des jeunes dans le grand bain des compétitions internationales, en gardant ce cadre estival, festif et amical des chaudes soirées de juin.

Idéal pour s’éclater sur la Côte d’Azur avant les vacances et, pourquoi pas, se faire remarquer.

Cette année europeangoldfoot met une petite pièce sur le gardien argentin Augustin Marchesin et sur son coéquipier d’attaque, Buenanotte. Deux joueurs à surveiller. On en reparle dans quelques années…

Cédric DROUET  

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