Coupe du monde en Afrique du Sud : mon favori pour 2010

       Les éliminatoires de la coupe du monde de football 2010 n’ont pas livré leur dernier mot, loin s’en faut. Mais dans chacune des zones, plus de la moitié des rencontres ont été jouées. En novembre, les 32 qualifiés seront tous connus. Pour le moment, le Japon, l’Australie, les Pays-Bas et la Corée du Sud sont les quatre premiers élus. Sans oublier l’Afrique du Sud, qualifié d’office en tant que tenant du titre.

Europeangoldfoot vous propose un tour d’horizon des forces en présence et des déceptions.

A tout seigneur, tout honneur : l’Italie, championne du monde en titre, doit passer par l’enfer des éliminatoires. Bien sûr, avec un point de plus que l’Eire, et un  match en moins, la Nazionale n’est pas si mal embarquée. Mais en imaginant un faux pas face à la Bulgarie de Berbatov en septembre, l’Eire-Italie d’octobre, à Dublin, deviendrait carrément invivable pour la Squadra. L’occasion de dénoncer cette stupide tradition de faire passer le tenant du titre par les qualifs. Même si à en croire les statistiques, jamais le champion n’a raté le rendez-vous suivant. Il faut dire qu’à une autre époque il était qualifié d’office. Ce serait bien d’y revenir.

Concernant le finaliste, en revanche… On se souvient par exemple que les fabuleux Hollandais de 1978, adversaires malheureux des Argentins, avaient manqué la session espagnole de 1982. Pour éviter pareille déconfiture, la France, perdant de 2006, devra battre la Serbie à Belgrade, le 9 septembre. Tout autre résultat enterrerait quasi définitivement les derniers espoirs des Bleus d’une qualification directe. Il faudrait passer alors par un périlleux barrage aller-retour contre un autre deuxième de groupe…

Curieusement, beaucoup d’observateurs annoncent, comme une tendance globale, un resserrement des valeurs entre les nations les plus fortes et celles moins huppées.

Difficile d’adhérer à cette « idée reçue » car  trois ténors ont réalisé un 100% :  L’Espagne, championne d’Europe en titre, six victoires en six matches, l’Angleterre et la Hollande, sept succès en autant de rencontres. L’Allemagne, avec 5 victoires et 1 nul, possède un ratio presque parfait aussi. En fait cette édition marque surtout l’apparition de poules franchement déséquilibrées : certaines sont homogènes tandis que d’autres font rigoler (Allemagne, Russie, Finlande, pays-de-Galles, Azerbaïdjan, Liechtenstein).

Finalement, deux surprises (sans doute la Grèce et la Slovaquie) sortiront grands bénéficiaires des deux groupes les plus nuls de la zone Europe : le 2 (Grèce, Suisse, Lettonie, Israël, Luxembourg, Moldavie) et le 3 (Slovaquie, Irlande du Nord, Pologne, République Tchèque, San Marin, Slovénie).

Mais pourquoi se soucier de l’Europe quand on sait que le vainqueur sera issu d’un autre continent, soit l’Amérique du Sud (peut-être de l’Afrique, évoluant à domicile pour la première fois). Comment être aussi catégorique ? C’est simple, les statistiques sont imparables.

Depuis 1962, la règle de l’alternance des vainqueurs fait rage et respecte scrupuleusement les organisateurs, que l’on peut distinguer selon un seul critère : les Européens s’imposent en Europe et l’édition suivante, le Brésil ou l’Argentine s’impose ailleurs… La preuve : 1962, coupe du monde au Chili, Brésil vainqueur. 1966 en Angleterre, victoire britannique.

1970, direction le Mexique, succès brésilien. Retour en Europe en 1974, en Allemagne de l’Ouest, la RFA sort triomphante. La coupe du monde retraverse l’Atlantique en 1978 pour prendre place en Argentine, qui s’impose devant son public et son dictateur, le général Videla.

Le trophée revient en Europe en 1982 (Espagne), et c’est un pays issu du Vieux Continent qui l’emporte, l’Italie. L’Argentine reprend la main quatre ans plus tard, en 1986, lors d’un mondial organisé au Mexique à nouveau. Imitée par l’Allemagne en 1990, qui profite d’une compétition préparée par l’Italie.

Et ainsi de suite en 1994 (le Brésil vainqueur aux USA), en 1998 (la France en France), en 2002 (le Brésil en Corée) et en 2006 (l’Italie gagne en Allemagne).

Vous pouvez donc miser tout votre argent sur un vainqueur non européen. Le Brésil de Dunga ? Pourquoi pas…  Avec son jeu défensif basé sur une contre-attaque de feu, Dunga sélectionneur a emprunté les pas de Dunga capitaine. En 1994, cette tactique ultra frileuse mais terriblement efficace avait apporté le titre mondial aux Brésiliens. Mais, offensés, presque déshonorés par cette honte portée sur la réputation de la Seleçao, les supporters auriverde avaient crié au scandale et réclamé la tête du sélectionneur.

L’Argentine ? Ca sent très bon… Déjà, les Argentins sont en train de rater leur parcours qualificatif. Il y a fort à parier qu’il décrocheront la quatrième et ultime place qualificative du mini championnat (9 pays) d’Amérique du Sud. Pendant ce temps, le Brésil caracole en tête. Et traditionnellement, le géant sud américain qui vole en éliminatoires se ramasse au mondial (Argentine 2002) et celui qui vacille va très loin (Brésil 2002).

D’autre part, si l’on a de gros doutes concernant l’intérêt du selectionneur Diego Maradona à exporter la grinta argentine sur les terrains bosselés de l’Equateur et de la Bolivie, gageons qu’il saura gonfler ses troupes à bloc lors du rendez-vous qui compte. Car Diego entraîne comme il jouait, avec passion, instinct et rage de vaincre. Et ses petits protégés, Messi en tête, lui vouent un culte…

Dans la zone Afrique, la Côte d’Ivoire, le Nigéria, le Gabon, l’Egypte et le Ghana sont mes cinq favoris pour la qualifications. Mais même portés par le public je ne vois pas l’une de ces nations se hisser en finale. Une place dans le dernier carré pour l’Afrique du Sud (organisateur) ou la Côte d’Ivoire, serait déjà magnifique. Seuls le Sénégal (2002) et le Cameroun (1990) ont déjà atteint les quarts de finale d’une coupe du monde. Mais la Turquie et l’Angleterre avaient respectivement éteint les espoirs de ces deux pays.

Je mise donc sur une finale Argentine -  Espagne avec victoire des Gauchos (1-0) ! Et vous ?

C. D.

Commentaires (1)

1. Cédric D. , wbm 17/06/2009

petite rectif l'afrique du sud n'est pas qualifiée d'office en tant que tenant du titre mais bien entendu en tant que pays organisateur...

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