34e j. : l'OM chanceux contre Sainté

Quelle semaine ! Entre la Ligue 1 et la coupe d’Europe, le public français a eu droit à un feu d’artifice sur ces sept derniers jours. La bonne nouvelle ? Les sept prochains devraient être encore mieux.

D’abord, la L1. Ne boudons pas notre pain quotidien. Hier, nous avons assisté à une rencontre spectaculaire entre l’OM et Saint-Etienne. Les Phocéens ont provoqué la chance en marquant dès la 6e minute sur un tir raté de Valbuena.

Ensuite ? 84 minutes de souffrance dans les rangs olympiens. Des occasions nettes pour les Verts, à la pelle, mais pas de réussite. Arrêts de Mandanda, M’bia et Diawara en état de grâce, un poteau de Benalouane et un but refusé à Rivière qui n’avait sur ce coup-là qu’à laisser entrer le ballon dans le but sans le toucher…

Magistral à Lyon, apathique contre le PSG, j’attendais le troisième match télévisé de Sainté pour me forger une véritable opinion sur cette formation décidément irrégulière. Le carré magique présent contre Lyon (Payet, Bergessio, Rivière, Sako) était partiellement recomposé hier soir. Mais Sanogo, titulaire à la place de l’Argentin, a tout croqué ! Mangé par Diawara, il a été catastrophique. Si Bergessio avait été aligné par le Mourinho du Forez, alias Christophe Galtier, le résultat aurait été différent.

Tant mieux pour Marseille qui conserve son matelas d’avance sur Auxerre. Cinq points, six avec la différence de buts, quatre journées, c’est fait PRESQUE fait pour l’OM. Potentiellement, en admettant que l’AJA batte le leader vendredi prochain, il y aura deux points d’écart. Mais l’OM reçoit Grenoble lors de la dernière journée. Trois points assurés. Marseille perdra peut-être aussi à Lille. Mais Auxerre va à Lyon.

Auxerre, la panne de réveil

Auxerre – OM : 1-1, OL-AJA : 0-0, OM-Rennes : 2-0, AJA – Lens : 2-1, Lille – OM : 3-1, Sochaux – Auxerre : 0-1, OM – Grenoble 4-0. Selon mes pronostics, l’OM serait champion dès la 36e journée, après la réception des Bretons. Bien entendu, pour le suspense, un autre scénario serait le bienvenu.

En cas de seconde place, les Bourguignons, qui pourraient terminer leur saison avec une défaite en 27 matches toutes compétitions confondues, regretteront longtemps leur début de saison. Rendez-vous compte : après quatre journées (défaites 1-0 contre Sochaux, 2-0 contre Lens, 3-0 contre Lyon, nul face à Boulogne 0-0), Auxerre pointait au 19e rang, avec aucun but au compteur.

Lille – Nancy, surprise en vue ?

Lille prend positionLa lutte pour la 3e place s’annonce tout aussi chaude que celle du titre. D’autant que la semaine prochaine, Montpellier et Lyon s’affrontent à la Mosson. Je serai au match, qui aura pour moi une saveur particulière. Derrière le PSG et Paris, il oppose mon second club de cœur et ma seconde ville préférée, où j’ai vécu trois ans pendant l’école de journalisme.

Je vois une rencontre assez débridée entre deux formations qui ne calculeront pas. Mais difficile de faire un pronostic, car l’approche du match de l’OL sera fondamentalement lié à la demi-finale retour face au Bayern. Pour Montpellier, en revanche on peut déjà s’attendre à une révolte avec Costa dans le groupe. Même si Marveaux, Dzodic et Jeunechamp seront toujours absents, eux.

 Autre match, Lille-Nancy. Certains prétendent que le LOSC a déjà match gagné contre Nancy. Quelque chose me dit que les Lorrains ne rentreront pas bredouille du Nord. Une impression, comme ça. Le profil défensif de Nancy embêtera les Dogues, comme Auxerre l’a fait il y a quelques semaines (victoire 2-1 sur un doublé de Roy Contout).

Bordeaux, enfin, recevra Toulouse. En sachant que les Girondins auront joué leur match en retard à Valenciennes, mercredi soir. La semaine de la dernière chance pour les Aquitains qui tablent sur six points pour se relancer. Six points ? Compliqué. Quatre ? Déjà plus jouable. Ca laisserait Bordeaux dans la course au podium. Et ça serait déjà pas mal pour une équipe qui cherche surtout « à gagner un match, en ce moment », selon Laurent Blanc. Sans Gourcuff, blessé, ça risque toutefois d’être compliqué.

La bonne habitude du PSG

Paris et Monaco auront autre chose en tête le week-end prochain. La finale de la coupe de France. Une bonne habitude pour le PSG, habitué des finales lors des années pairs : 1996 coupe des coupes, 1998 coupe de France et de la Ligue, 2000 coupe de la Ligue, 2004, coupe de France, 2006, coupe de France, 2008, coupe de France et de la Ligue, 2010 coupe de France. Les deux clubs ont dans l’idée de sauver une saison moisie en championnat. Monaco a aussi sa statistique fétiche : le nombre de visites au Stade de France de son entraîneur, Guy Lacombe. Il y était déjà venu avec ses trois derniers clubs : Sochaux (2003, 2004), Paris (2006), et Rennes l’an dernier.

Un Lyon renversant ?

Terminons avec la Ligue des Champions. Lyon est passé à côté de sa demie à l’aller. Tout le monde l’a vu, l’OL a oublié de jouer. Fatigue, stress, pression ? Peu importe les excuses, aucune d’entre elles ne sera valable au retour, à Gerland. Tout est prêt pour une soirée de feu : un but à remonter, la star adverse suspendue, un public surchauffé.

L’OL a tout pour devenir le cinquième club français en finale de la C1 après Reims, Saint-Etienne, Marseille et Monaco. Selon les statistiques, les chances de Lyon varient : 28%, 35%, 42%... au fond, quelle importance. Comme l’a pertinemment souligné Reynald Denoueix : « 1-0, c’est très peu. C’est un avantage qui peut être remis en question en quinze secondes au match retour ». En plus, Lisandro a pris les choses en mains. Il ne l’a fait que deux fois cette saison. C’a toujours fonctionné. Jamais deux sans trois ? Espérons-le pour des Lyonnais qui rêvent d’une finale à Madrid.

Pour l’Inter, ça sera compliqué de résister en Catalogne. Le public sera bouillant, l’arbitrage sera sans doute un peu plus partial qu’à l’accoutumé. Mais Mourinho a déjà tout prévu et ses joueurs seront avertis de chacun des pièges qui les guettent. Si Barcelone ne marque pas en première période, la pression changera alors de camp.

Problème pour Milan : les dimensions du Camp Nou. Le terrain est immense et le pressing de chien fou imposé aux quatre de devant (Sneijder, Milito, Eto’o, Pandev) pourrait vite devenir épuisant. Quelle stratégie adoptera Guardiola ? Patience et victoire à l’usure, façon handball géant sur 90 minutes, ou furia totale avec les latéraux postés au poteau de corner milanais dès la 3e minute ?

Quand on sait que des victoires 2-1 des équipes à domicile qualifieraient l’Inter et le Bayern, tandis que des victoires 2-0 désigneraient le Barça et Lyon, on se dit que ça se jouera vraiment sur des détails infimes. Je me mouille : OL-Bayern 1-1, Barça-Inter 2-0. Finale inédite Barcelone-Bayern.

Cédric DROUET

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site