L1 : un Boxing Day made in France

La France a souvent décrié son voisin anglais en raillant le calendrier démentiel qui parasite la période des fêtes. Une trêve des confiseurs surchargée de quatre matches de championnat outre-Manche et une « Christmas Turkey » (*) mal digéree.

Cette année, entre une 11e journée décalée pour cause de barrages de l’équipe de France et un championnat qui ne s’attardera pas fin mai (coupe du monde oblige), la Ligue 1 a imité l’Angleterre : quatre matches en dix jours ! Voici le classement au soir du 6 décembre.

Classement Clubs Points
1 Bordeaux 31
2 Montpellier 27
3 Valenciennes 26
4 Lyon 26
5 Auxerre 26
6 Lorient 25
7 Marseille 25
8 Rennes 23
9 Paris 22
10 Lille 22
11 Monaco 22
12 Toulouse 21
13 Nancy

20

14 Nice 20
15 Sochaux 19
16 Lens 18
17 Saint-Etienne 15
18 Boulogne 12
19 Le Mans 9
20 Grenoble 6

 

Depuis le 13 décembre, peu de temps s’est écoulé mais de l’eau est passée sous les ponts. Voici le classement après les quatre matches disputés en dix jours.

Classement Clubs Points
1 Bordeaux 44
2 Lille 34 (-1 m.)
3 Montpellier 33 (-1 m.)
4 Marseille 32
5 Auxerre 32
6 Lyon 30
7 Paris 29
8 Lorient 29
9 Rennes 29
10 Valenciennes 28
11 Monaco 27 (-1 m.)
12 Nancy 26
13 Lens

26

14 Toulouse 25
15 Sochaux 25 (-2 m.)
16 Nice 22
17 Le Mans 16
18 Saint Etienne 16
19 Boulogne 13 (-1 m.)
20 Grenoble 7

En rouge, les équipes qui ont perdu des places, en bleu celles qui ont gagné des places.

Il n'est pas surprenant de constater que les deux équipes qui ont pris douze points se retrouvent aux deux premiers rangs. Bordeaux, le rouleau compresseur, et Lille, qui marche sur l'eau, occupent actuellement les deux strapontins directement qualificatifs pour la prochaine Champion's League. 

En dépit de son revers face à Auxerre, qui ternit sa fin d'année, Marseille a tout de même profité de cette période pour progresser de trois places, peut-être cinq si si Marseille s'impose contre Sochaux en match en retard.

En revanche l'impression laissée par Lyon après sa défaite contre Montpellier est bien la bonne : l'OL est en chute libre, la cote des Lyonnais ayant chuté de deux places sur le grand marché de la L1. Au petit jeu de la bourse, le cours de l'action OL est bien bas actuellement, son débit sur le nouveau patron bordelais s'étant accru de 5 à... 13 unités !

 

Dans le peloton de tête Valenciennes et Lorient ont marqué le pas. Leur effectif trop léger et leur jeu alerte, basé sur la fluidité des mouvements et des déplacements, n'a pas survécu au Mercure glacial sévissant sur les pelouses délétères de l'Hexagone. Deux points pour le petit Barça de Montanier, quatre pour les Merlus de Gourcuff, c'est peu. Et leur jeu a souvent frôlé le zéro absolu, à l'image de la température.

Certaines formations ont changé de style, d'autre d'entraîneurs, pour tirer leur épingle du jeu : Montpellier joue de façon moins spectaculaire qu'en début de saison mais gère mieux ses matches. René Girard est passé pour un fou en sacrifiant ses cadres et son match à huis clos contre Nancy (0-2), mais la victoire à Lyon (1-2) à fait taire ses détracteurs. Et la performance à Toulouse (1-0 sur un tir cadré) montre la facilité d'adaptation du bloc montpelliérain.

Le Mans et Saint-Etienne ont tranché dans le vif en éjectant Paolo Duarte et Alain Perrin au profit des adjoints besogneux, Arnaud Cormier et Christophe Galtier. Bians contrastés : sept poins pour les Sarthois, un seul pour les Foréziens. Qu'est ce que cela signifie, au fond ? D'abord, que quand l'effectif est nul, le choc psychologique n'est qu'un gentil concept de comptoir de bistrot. Ensuite, que Jérémie Janot ne peut pas tout faire. Spiderman a beau multiplié les miracle dans le but stéphanois, les Verts jouent mal, ne marquent plus (0 buts en quatre matches) et encaissent beaucoup (8 buts sur la même période).

La dynamique du moment sourit donc aux Manceaux qui n'apprécieraient guère d'inaugurer le MMA Stadium flambant neuf en Ligue 2. Attention toutefois à Boulogne qui pourrait revenir très fort après le retour du héros local, Grégory Thil. Les Nordistes n'ont pas abdiqué. A dix contre onze, ils ont renversé la vapeur contre Lens (2-1) puis ont accroché un nul aux allures de succès à Nice (2-2).

Mais les statistiques ne disent pas tout. Car les dix premiers au soir du 6 décembre sont les mêmes qu'aujourd'hui, sans exception. Les grand bouleversements annoncés n'ont donc pas encore eu lieu et la seule certitude qui émane n'est pas exactement un palmarès : on connaît seulement, avant d'entamer 2010 à pleines dents, les dix prétendants à l'Europe, et les dix prétendants au maintien.

Pour la grande lessive, mieux vaut patienter jusqu'en février-mars.

Cédric DROUET   

Commentaires (1)

1. London Baby 03/01/2010

C'est qd même bien mieux l'angleterre !!! Vive la Premier League !!!!!
Chelsea et Manchester ca en jette plus que Lille et Montpellier

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