6e j. : PSG - Lyon (1-1). Paris méritait mieux

PSG – Lyon (1-1)

 

Buts : Giuly (29e) pour le PSG ; Gomis (85e) pour Lyon.

 

Le match

 

Haletant, indécis, enlevé. On s'est régalé au Parc des Princes dimanche soir. Paris avait plus peur de la réputation et du palmarès lyonnais que du onze titulaire. Sur le reculoir, les Parisiens ont donc procédé en contre.

Mais avec une réelle volonté d'aller au bout de chaque opportunité. Les habitués ont cru revoir la cylindrée si bien huilée de coach Vahid, version 2004 (lire ci-dessous). Et pendant 85 minutes, cela avait parfaitement fonctionné.

Giuly avait même trompé la vigilance d'un Hugo Lloris en mode "Fifa 2009". Admirer de si près les arrêts successifs du portier des Bleus, en état de grâce, est un privilège autant qu'une punition que les 44 778 supporters parisiens ne sont pas près d'oublier.

Il y avait quelque chose comme un supplice à subir l'égalisation injuste car hors-jeu de l'opportuniste Gomis. Mais dans les travées du Parc, on jurerait que beaucoup avaient senti le coup venir.

 

Les phrases

 

- Main et pratique courantes.

 

Robin Leproux (président du PSG) : "Il y avait une demi-douzaine de témoins et moi je tiens les images vidéo à sa disposition : Jean-Michel Aulas a véritablement invectivé l'arbitre à la mi-temps, au point que celui-ci, ne voulant pas se donner en public, l'invite à régler ça dans son vestiaire".

 

- Le gardien qui marche sur "Llo"

 

Grégory Coupet (gardien du PSG) : "S'il n'y avait pas eu Jésus dans le but lyonnais ce soir, nous aurions marqué au moins deux buts".

 

- Le coach qui vient de comprendre la différence entre Lille et Lyon

 

Claude Puel (entraîneur de l'OL) : "Suivant qui ça concerne, on monte en épingle ou on zappe. Dans la même journée, des clubs ont été particulièrement lésés de manière plus évidente et on n'en a pas parlé autant ou pas du tout."

 

La phrase que Grégory Coupet n'a pas prononcé (cette fois-ci)

 

"Je me suis souvent demandé si, à la place d'Hugo Lloris, j'aurais arrêté ce tir de Giuly. J'espère que je l'aurais fait. Oui, je crois que je l'aurais arrêté. Mais putain, sur tous les autres, moi j'aurais vraiment pris cher !"

 

En 2007, emporté par un excès de modestie, Coupet s'était rendu tristement célèbre après avoir enfoncé Landreau, coupable selon lui d'avoir encaissé face à l'Ecosse un but évitable : "Je me suis souvent demandé si, à la place de Landreau,  j'aurais arrêté ce tir e Mc Fadden, et j’espère que je l’aurais fait. Oui, je pense que je l’aurais arrêté."

L'histoire sans fin

J'ai assisté à Lyon-PSG, à Gerland en 2003-2004 (1-1). Paris évoluait en 4-3-3 avec un côté gauche Heinze-Sorin et à droite Cubilier-Fiorèse.

Au milieu Hugo Leal, M'bami et Rocchi avaient étouffé Lyon. Paris pressait haut et allait sans crainte au bout ses actions. En face, Malouda, Luyindula et Govou, soutenus par Juninho et Dhorasso, se cassaient les dents.

Dimanche j'ai vu un trio Jallet-Makélélé-Clément intéressant et quatre lyonnais (Lisandro, Govou, Delgado et Kallstrom) impuissants.

Contrairement au trident offensif parisien Giuly-Luyindula-Hoarau, cohérent et complice dans ses automatismes.

Une physionomie et un scénario assez bizarrement identiques : En 2003 Pauleta avait ouvert la marque et Carrière, entré en jeu (comme Gomis dimanche), égalisé à la 82e minute.

C'est une histoire récurrente lors des duels entre Parisiens et Lyonnais. En 2008 Cissé avait ouvert la marque (47e) avant que Juninho n'égalise cruellement (94e).

En 2006-2007, Pauleta avait répondu a un but de Wiltord avant que Cris (88e) et Malouda (89e) n'enfonce Paris de sang froid (3-1).

Sans compter le 8e de finale de la coupe de la Ligue, toujours en 2007. Ce jour-là Paris mène 1-0 à Gerland avant le doublé de Sylvain Wiltord aux 88e et 92e minutes !   

Lors du trophées des Champions, cette année-là, Lyon avait déjà remonté un but aux Parisiens sur un penalty concédé par Yepes pour un tirage de maillot inexistant.

Même si le PSG est invaincu depuis trois matches contre Lyon en championnat (victoire 1-0 et nuls 0-0 et 1-1), la malédiction du club de la capitale contre la capitale des Gaules se veut tenace ces dernières saisons.

 

Les titres que L'Equipe n'a pas faits (cette fois-ci)

 

-          Hugo, le Boss

 

-          Baffés par Bafé

 

Cédric DROUET 

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