Marseille d'une courte tête

De nos envoyés spéciaux à Montpellier (La Mosson).

Marseille – Lille, 1-0

Spectateurs : 26 965 – 1 Marseillais qui chute de cinq mètres = 26 964.

But pour l'OM : Brandao (11e)

Expulsion à Lille : Debuchy (65e)

Le Match

Il a commencé par une forte période de domination marseillaise rapidement concrétisée par Brandao. Le Brésilien ouvrait son compteur buts de la tête, sur un corner de Ben Arfa, qui prouve ce que nous écrivions l'an dernier : quand il joue, le jeune international est souvent décisif.

Marseille atteint la mi-temps fort de ce but d'avance, mais recule en seconde période. Fatigue, nervosité, pression ? Toujours est-il que Cabaye, oublié par Kaboré, manque de tromper Mandanda. Dans les arrêts de jeu, Chedjou rate l'inratable à six mètres du but marseillais, accroché par Taiwo, selon certains.

Finalement, Marseille, supérieur dans le jeu, s'impose en se faisant tout de même deux énormes frayeurs.

Les gestes du match

        - 17e : La talonnade – petit-pont pour lui-même de l'anguille Mamadou Niang qui mystifie Balmont, à la manière du Madrilène Redondo en l'an 2000 à Old Trafford. 

  -  31e, 68e : les deux volées somptueuses à l'entrée de la surface de Cheyrou, mais malheureusement vaines, à la manière de... Cheyrou, la semaine dernière à Grenoble (cette fois-ci buteur).  Ou encore au Vélodrome l'an dernier face au PSG, quand sa reprise surpuissante avait heurté la transversale d'un Landreau archibattu, alors que le score était de 2-1 pour l'OM (score final 2-4).

Les anti-gestes du match

- Avant-match : La vilaine blague des Winners, groupe de supporters marseillais, qui ont fait croire à l'un de leurs membres non-voyant qu'il ne se trouvait pas dans la tribune Petite Camargue mais sur le grand plongeoir de la Piscine Olympique d'Antigone.

- 11e :  La sortie "Jeremy Janot" de Ludovic Butelle sur le corner qui amena le but de   Brandao. Un jour peut-être, lumière sera faîte sur ce qui a motivé le portier lillois a s'exposer de la sorte au réalisme pourtant mitigé du sosie de François-Xavier, de Secret Story.

-  94e : La chandelle ratée d'Heinze qui rebondit sur Diawara et offre la balle d'égalisation à Chedjou, qui rate à son tour le ballon à quelques mètres du but gardé par Mandanda.

Le joueur à suivre : Eden Hazard, le diamant brut

Quand on voit le destin de Lionel Messi, titulaire à seize ans au Barça, on regrette parfois la frilosité des entraîneurs français à titulariser régulièrement leurs meilleurs jeunes talents. Eden Hazrd, trop souvent "préservé" par Garcia, pour "ne pas le brûler trop vite", est rentré à un quart d'heure de la fin.

Et il a rendu fou l'arrière garde olympienne à lui seul. Une-deux avec Gervinho en talonnades, crochets courts, frappes dangereuse, quasi passe décisive pour le maladroit Chedjou... Comme l'an dernier en coupe de la Ligue face à Lyon (un but, deux passes, victoire 3-2), le petit prodige belge a fait montre d'une palette infinie de possibilités techniques.

Et comme toujours, à force de lui faire chauffer le banc en France, c'est en Espagne ou en Angleterre qu'Hazard finira par se brûler les ailes.

Le joueur à ne pas suivre : Pierre-Emerick Aubameyang

Les collectionneurs des images Panini se souviennent forcément de Pierre Aubame (Le Havre), dans l'édition 93-94. Un milieu défensif gabonais qui avait visiblement oublié de se raser le matin de la séance photo. Savent-ils que ce dernier est par la suite devenu recruteur pour le grand Milan AC ?

Et qu'à 99%, son neveu, Pierre-Emerick (Aubame étant la contraction de son vrai nom, Aubameyang), lui doit son arrivée dans le club lombard en 2007. Depuis, prêté à Dijon, le jeune espoir a inscrit huit buts en Ligue 2 l'an passé.

Cette saison, il a atterri à Lille qui possède une option d'achat bien qu'Aubameyang appartienne toujours à Milan. Voilà pour la grande histoire. Car pour la petite, s'il réitère encore des prestations égales à celle qu'il a livrée devant l'OM, on doute fort que les Nordistes souhaitent le conserver...

Contrairement à Yoann Gourcuff, que Bordeaux a finalement acheté au désespoir des Milanais. Quel rapport ? Pierre Aubame serait aussi à l'origine de la venue de Gourcuff fils au Milan AC. On peut pas réussir à tous les coups.

Les petites phrases

- Will Hunting.

"Il y a des victoires inquiétantes et des défaites encourageantes. Cette défaite rentre dans la deuxième catégorie". Rudi Garcia, entraîneur de Lille.

La semaine prochaine, le professeur Garcia nous expliquera comment une défaite aurait pu rentrer dans une catégorie intitulée "victoires encourageantes"...

- 90 minutes pour vivre.

"Ce n'est pas évident de jouer Lille : ils peuvent courir non pas pendant 90 minutes, mais pendant 180 minutes". Didier Deschamps, entraîneur de l'OM.  

Bon, en même temps, continuer de courir tout seul, quand l'autre équipe est rentrée chez elle, quel intérêt ?

 

Le diapo

Brandao : « Alors, comme ça, Adil, toi aussi, tout petit, t’étais fan de Supercopter ? »

Rami : « Euh, non, non. En fait moi j’étais plutôt Superman. D’ailleurs, ça se voit pas mais là je suis en train de me taper l’Homme Invisible… » 

 

 

 

Le match de Canal +

- La dédicace subtile au fan d’athlétisme du consultant qui préfèrerait bosser aux côtés de Patrick Montel sur la 2

Hervé Matoux (à la mi-temps) : « Et vous Olivier, vous voyez Lille revenir sur l’OM en seconde période ? ».

Olivier Rouyer : « Non, en 9’58, il est absolument impossible que Lille revienne sur Marseille ».

Grégoire Margotton : « Ah, j’aime cette faculté que possède Olivier Rouyer à rebondir, comme ça, sur l’actualité chaude. Mais c’est un métier… »

- La règle de trois pour les nuls

Philippe Doucet : « La solution pour l’OM serait peut-être de délocaliser tous ces matches. Car on se souvient d’un match de Marseille gagné ici, à Montpellier, face à Nancy, 4-0 en 1999. Mais il y avait eu aussi un autre match, perdu cette fois-ci, au stade de Gerland de Lyon, contre Nantes, en 1996. Alors, en fait, il faudrait plutôt délocaliser les matches de l’OM, mais alors, à Montpellier ».

- La statistique qui fait peur mais finalement non

Philippe Doucet : « La dernière fois que Lille a encaissé un but dans le premier quart d’heure, tiens, tiens, c’était déjà contre l’OM, le 21 avril 2008. Niang avait marqué mais attention, finalement, c’est Lille qui s’était imposé 1-3… »

- Le ravi de « la Desch’ »

Grégoire Margotton : « On voit très clairement Didier Deschamps, là qui repousse la caméra en semblant dire « quand je parle à Heinze, vous ne me voyez pas, je ne veux pas que vous m’entendiez ». Mais toujours avec le sourire, « la desch ». Car il est toujours disponible pour nos confrères des radios, de la presse écrite. Il devrait servir d’exemple à bon nombre de ses collègues, le coach de l’OM… »

Les observations en vrac

- Reconnaissons aux 22 acteurs une certaine forme de délicatesse. Car pendant les 10 minutes durant lesquelles on a tous zappé pour asssiter au record du monde du 100 m d’Usain Bolt, sur France 2, on jurerait que Lille et Marseille se sont complètement arrêtés de jouer.

- Après Jourdren, la semaine dernière, Ludovic Butelle s’est troué hier soir. Sérieusement, est-ce que tous les gardiens qui passent par la Mosson cette saison ont décidé de fêter la remontée en L1 de Montpellier par un hommage appuyé à Claude Barrabé ?

- « Alors, c’est l’histoire d’un mec… tu vois, le mec, non voyant, supporter de l’OM, qu’en a marre des 17 dernières années sans le moindre titre. Alors, le mec, bon, il décide d’en finir en passant par dessus la tribune pour attérir 5 mètres plus bas, tu vois. Et… Hein ? Ah ouais, c’est pas une blague ? »

Les mauvais titres que L'Equipe n'a pas faits (cette fois-ci...)

- Hot Dogues

- L'OM de la situation

- LOSC, les disparus

- Tous, sauf un Hazard

Cédric DROUET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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